Claude Code
Très honnêtement, je pensais écrire un article habituel. Neutre, objectif, un peu « distancié », presque analytique. Le genre de texte où l’on parle d’outils, de modèles économiques, de limites techniques, sans trop s’impliquer. Et puis non. Toute ressemblance avec des personnages vivants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence, bien entendu. Coïncidence ? Je ne crois pas. Parce que ce que je vais raconter ici, je l’ai peut-être vécu. Pas dans un labo, pas dans une démo marketing, mais seul devant mon écran, un soir où je me suis dit, très sérieusement : « Bon. Cette fois, je vais coder moi-même. » Enfin… moi-même, façon de parler. Moi avec une IA. Mais pas n’importe laquelle des IA ! Non on veut du premium ! Ce sera moi avec Claude Code. Et c’est précisément là que l’histoire commence.
Une plongée dans les outils pseudo no code
Claude Code, c’est typiquement le genre d’outil qui fait briller les yeux. Tu l’ouvres, tu le branches à ton dépôt, tu tapes deux phrases bien senties, et là… magie. Le code se structure, les fichiers s’organisent, les tests apparaissent. Et très vite, une petite voix intérieure se réveille : « Mais en fait… je peux coder moi-même. Bon, pas moi moi-même, hein. Moi avec Claude Code. » Et c’est exactement ça le piège, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme.
Parce que oui, Claude Code est formidable. Il donne envie d’y aller, surtout à des gens qui ne sont pas développeurs à la base. Des profils comme le mien, qui n’ont jamais eu vocation à passer leurs journées dans un IDE (je ne sais même pas ce que veulent dire ces 3 lettres an anglais), mais qui se disent qu’avec l’IA, finalement, le code devient un moyen et non plus une fin. Jusqu’ici, tout va bien.
Puis arrive la réalité économique.
Sur le papier, l’entrée est douce. Un abonnement « Pro » à une vingtaine d’euros, Claude Code inclus, et l’impression que le sujet est réglé. Franchement, 20 €, ce n’est pas ce qui va faire hésiter. On se dit : « Au pire, si je bloque, je bascule sur un autre outil, j’ai déjà des accès ailleurs. » Classique. Sauf que… non. Pas là. Pas en développement.
Petit rappel, pour ceux qui ne vivent pas dans le code toute la journée (donc beaucoup de monde). Le développement, ce n’est pas poser une question et repartir avec une réponse. C’est un cycle. Toujours le même. Tu génères du code, tu testes, ça casse, tu ajustes, tu relances, tu raffines, tu re-touches un détail que tu pensais insignifiant, et tu recommences. Encore. Et encore.
« Bon… j’y suis presque. Juste ce truc à régler et ça passe. »
Chaque cycle, ce sont plusieurs prompts. Pas un. Plusieurs. Avec Claude Pro, tu en fais quatre, cinq, parfois un peu plus, et puis… mur. Quota atteint. Fin de la partie. Reviens plus tard. Et c’est précisément là que ça devient franchement pénible. Parce que se faire bloquer quand on rédige un texte, ce n’est pas dramatique. Tu fermes l’onglet, tu vas faire autre chose. Se faire bloquer quand tu codes, c’est une autre histoire. Ton cerveau est chargé, le contexte est frais, tu vois la solution à deux centimètres… et Claude te dit « non ».
Désolé. Quota épuisé.
Et là, pas de plan B simple. Tu ne peux pas « basculer sur un autre outil » comme si de rien n’était, parce que ton dépôt, ton contexte, ton raisonnement sont déjà là. Résultat : tu sors la carte bancaire. C’est à ce moment précis que tu découvres le vrai prix de Claude Code. Pas 20 €, mais plutôt 100 € par mois. Le fameux plan Max 5x. Cinq fois plus cher. Et, comme par hasard, cinq fois plus confortable pour travailler. Avec Max 5x, on change complétement d’univers. Là où Pro te permet quatre ou cinq cycles avant de te bloquer, Max te laisse enchaîner des dizaines d’itérations. Tu peux vraiment travailler. Tester. Te tromper. Revenir en arrière. Avancer. Bref, faire du développement, le vrai.
« Ah. Voilà. Là, je peux respirer. »
Est-ce que c’est abusif ? Non. Est-ce que c’est frustrant ? Oui, clairement. Parce que l’outil te donne envie, mais le premier palier te laisse juste assez de marge pour croire que ça va passer… avant de te rappeler que non. Pour une SASU avec un seul salarié, comme moi, le tableau est assez simple. Un seul accès. Pas besoin du reste du chatbot, parce que tu as déjà d’autres solutions ailleurs. Tu veux juste Claude Code. Sauf que Claude Code n’existe pas tout seul. Il est encapsulé dans les abonnements. Et le seul réellement exploitable pour du développement un peu sérieux, c’est Max 5x. Bonne nouvelle tout de même : c’est mensuel. Tu peux prendre un mois, tester, arrêter. Pas d’engagement à rallonge. Mauvaise nouvelle : si tu pensais « commencer petit » avec Pro et upgrader plus tard, tu risques surtout d’upgrader au pire moment. En pleine session. Quand tu étais enfin lancé. Et ça, honnêtement, c’est une très mauvaise expérience utilisateur. Alors oui, techniquement, on peut démarrer en Pro. Mais dans la vraie vie, pour quelqu’un qui n’est pas développeur et qui découvre le code par l’IA, c’est presque un faux bon plan. Tu vas te retrouver bloqué pile quand tu pensais avoir compris. Et ça peut te donner l’impression que « Claude Code, finalement, ce n’est pas si ouf », alors que le problème n’est pas l’outil, mais le robinet.
Conclusion
D’où ma conclusion très personnelle. Si tu es un apprenti dev, qui ne sera probablement jamais dev au sens classique du terme, et que ton objectif est juste de faire tourner des applis, des prototypes, des outils internes, réfléchis bien. Claude Code est excellent, mais il impose un droit d’entrée réel dès que tu veux itérer sérieusement. Et parfois, il vaut mieux regarder ailleurs. Des environnements comme Google AI Studio permettent de construire des applis fonctionnelles, de les installer en local, d’itérer avec moins de pression sur le compteur, et sans dépendre en permanence d’un quota qui peut tomber au pire moment. Claude Code, c’est un super pouvoir. Mais un super pouvoir avec un compteur visible. Et en développement, ce compteur, tu le regardes toujours… jusqu’au jour où il t’explose à la figure, pile quand tu allais enfin cliquer sur « run » en te disant : « Cette fois, c’est bon. »
Cet article s’appuie sur une idée originale personnelle et a été élaboré avec l’aide d’une IA générative pour la recherche d’information et la structuration du texte ; je conserve la main sur l’analyse, la sélection des contenus et j’assure la relecture finale.
Pour y accéder
FAQ
Claude Code, c’est quoi exactement ?
Claude Code est une fonctionnalité de l’IA Claude (société Anthropic) qui permet d’interagir directement avec un projet de code via le terminal ou l’interface web. L’outil peut lire un dépôt, modifier des fichiers, générer du code, lancer des tests et itérer sur un projet existant. Il s’adresse aussi bien aux développeurs qu’aux profils non techniques, comme moi, souhaitant prototyper plus rapidement.
Peut-on utiliser Claude Code sans être développeur ?
Oui, et c’est précisément ce qui le rend attractif. Claude Code permet à des non-développeurs de produire du code fonctionnel à partir d’instructions en langage naturel. En revanche, l’absence de bases techniques peut devenir un frein dès que les itérations se multiplient ou qu’un bug complexe apparaît. Et oui !
Claude Code est-il inclus dans l’abonnement Claude Pro ?
Oui, Claude Code est accessible avec l’abonnement Claude Pro. Cependant, les quotas d’usage du plan Pro sont rapidement atteints en situation de développement réel, notamment lors de cycles répétés génération → test → correction.
Pourquoi les quotas posent-ils problème en développement ?
Le développement repose sur l’itération. Chaque modification implique plusieurs échanges avec l’IA. Et donc à chaque fois on fait tourner une série de tâches sur les serveurs d’Anthropic. Et cela finit par faire pas mal de calculs. Et logiquement Anthropic met des quotas. Et avec des quotas limités, l’utilisateur peut se retrouver bloqué en plein raisonnement, au moment le plus critique du travail. Cette contrainte est bien plus pénalisante en code qu’en rédaction ou en recherche.
Quel abonnement Claude est réellement adapté pour coder ?
Dans la pratique, le plan Claude Max 5x est beaucoup plus adapté à un usage de développement. Il offre une capacité d’itération nettement supérieure, ce qui réduit fortement les interruptions liées aux quotas. Le plan Pro convient surtout à des usages ponctuels ou exploratoires. Mais quand on code, on code … en session intense.
Peut-on commencer avec Claude Pro puis passer à Max plus tard ?
Techniquement oui, l’upgrade est possible à tout moment. En pratique, cela conduit souvent à une mise à niveau en urgence, en pleine session de travail, lorsque le quota est atteint. Cette situation est fréquente et peut être frustrante, surtout pour les utilisateurs non techniques.
Claude Code est-il rentable pour une petite structure ou un indépendant ?
Pour une petite structure ou un seul utilisateur, Claude Code peut être pertinent si l’outil est utilisé intensivement et remplace plusieurs tâches de développement. En revanche, le coût réel se rapproche rapidement du plan Max, soit environ 100 € par mois, ce qui doit être anticipé dans le budget.
Existe-t-il des alternatives à Claude Code pour les non-développeurs ?
Oui. Des plateformes comme Google AI Studio ou d’autres environnements low-code/no-code permettent de créer des applications fonctionnelles avec moins de pression sur les quotas et une approche parfois plus adaptée aux profils non-développeurs.
Claude Code permet-il vraiment de “coder sans coder” ?
Il permet de coder sans écrire chaque ligne soi-même, mais il ne supprime pas la logique du développement. Et là c’est bien la clé du succès une bonne conception d’ensemble est indispensable. Il faut aussi comprendre ce que fait le code, pour tester, corriger et itérer. L’IA réduit la friction, mais ne supprime pas le processus.
À qui s’adresse réellement Claude Code ?
Claude Code est particulièrement adapté :
- aux développeurs souhaitant accélérer leur travail ;
- aux profils techniques intermédiaires ;
- aux non-développeurs curieux, à condition d’accepter les limites liées aux quotas et aux coûts.